Le chinchilla
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Le chinchilla
Le chinchilla est un rongeur originaire de la Cordillère des Andes: les espèces sauvages ont été menées au bord de l'extinction car chassées massivement pour leur fourrure et sont aujourd'hui protégées. Il appartient au même groupe que l'octodon et le cobaye: celui des caviomorphes.
Le chinchilla domestique est un hybride des deux espèces sauvages ("brevicauda" et "lanigera"): élevé pour sa fourrure et, plus récemment, comme animal de compagnie, c'est un rongeur qui nécessite des soins bien particuliers pour une longévité optimale.
A la couleur sauvage (grise ou "standart") s'ajoutent des mutations diverses.
Rythme de vie : nocturne , actif à partir du crépuscule (vers 18 heures)
Durée de vie : 10-15 ans , avec des chinchillas qui atteignent une vingtaine d'années
Comportement : très vif et actif en sortie et durant son temps d'éveil, très curieux, assez craintif et facilement stressé (c'est une proie dans la nature), se déplace en effectuant des sauts, indépendant et pas vraiment câlin (certains apprécient les gratouilles, d'autres non), n'aiment pas les manipulations et rester dans les bras. Pour se défendre, ils pratiquent le "lâcher de poils" (touffe de poils qui nous reste dans la main si on les attrape mal), les femelles lancent des jets d'urine. Animal très intéressant à observer mais réservé aux adultes et adolescents.
1. L'habitat du chinchilla
Attention, le chinchilla ne peut vivre à l'extérieur sous nos climats. Sa cage doit impérativement être placée dans une pièce de la maison calme la journée pour respecter son repos diurne et pas trop chaude. Pas de volière extérieure!
Le chinchilla doit disposer d'un habitat avec de la hauteur: une volière est idéale (il faut au minimum un mètre de hauteur pour un chinchilla solitaire, les dimensions seront augmentées pour un couple ou un trio). La volière sera aménagée avec des planchettes (en pin non traité ou en plastique du commerce s'il ne les ronge pas (le plastique est toxique et peut provoquer une occlusion intestinale!); il faudra aussi une cabane en bois, du bois à ronger, un récipient avec de la terre à bain, une gamelle pour les pellets, un râtelier ou une boule à foin et un biberon.
On peut ajouter de gros tuyaux pour furets, ainsi qu'un hamac s'il n'est pas destructeur.
On peut introduire dans la volière les bois suivants (non toxiques): noisetier, pommier, poirier, tremble, aubépine, érable, orme, arbousier, frêne, peuplier.
Comme l'octodon, le chinchilla doit pouvoir bénéficier d'un bain de sable quotidien.
Il doit également pouvoir sortir de sa cage tous les soirs, au moins une heure, sous haute surveillance (attention aux multiples dangers qui guettent votre chinchilla dehors et aux nombreuses bêtises qu'il peut faire: le chinchilla a tendance à ronger tout ce qui est à sa portée: meubles,..., et sa curiosité peut le mettre en danger!)
2.La cohabitation du chinchilla
1 ou 2 chinchillas? : On peut très bien n'avoir qu'un seul chinchilla à condition de passer suffisamment de temps avec lui. Certains chinchillas n'acceptent aucun congénère qu'on tente d'introduire avec eux. Le chinchilla est cependant un animal grégaire dans la nature, qui peut tirer profit de la présence d'un congénère: il est alors conseillé de prendre directement deux chinchillas (de même sexe!) issus de la même portée si on en a la possibilité (ou du moins deux jeunes animaux de même provenance et déjà habitués l'un à l'autre), ce qui évite les aléas d'une intégration hasardeuse. Pour apporter de la compagnie à un chinchilla qui a toujours vécu en solitaire, il vaut mieux prendre un animal jeune, qui sera mieux accepté.
L'intégration d'un second chinchilla est semblable à celle d'un octodon dans un groupe de son espèce: échange d'accessoires voire de cages, rencontres en terrain neutre,...
Il se peut que les deux animaux ne s'entendent jamais et doivent vivre séparés, comme il se peut que deux chinchillas qui cohabitaient ensemble ne puissent plus s'entendre du jour au lendemain.
Rien n'est jamais acquis en matière de cohabitation!
Un couple ou deux animaux de même sexe? Laisser un mâle entier avec une femelle toute l'année revient à épuiser la femelle sous les portées successives et à mettre sa vie en danger. Mettre en présence des chinchillas de sexes opposés ne garantie absolument pas leur bonne entente: deux femelles ou deux mâles n'ont pas moins de chances de s'entendre.
Cependant, si vous optez pour un animal de sexe opposé pour tenir compagnie à votre premier chinchilla, il vous faudra passer par la castration du mâle (opération qui n'est pas sans risques).
La cohabitation d'un mâle entier et d'une femelle exige la séparation du couple la moitié de l'année pour ne pas épuiser la femelle (sans garantie que le mâle sera à nouveau accepté quand on tentera de l'introduire à nouveau): ce n'est donc vraiment pas une bonne solution pour apporter de la compagnie à un chinchilla!
Le chinchilla avec un autre rongeur?
La cohabitation du chinchilla avec une autre espèce de rongeur dans la même cage est totalement exclue. En dépit des points communs, la cohabitation chinchilla/octodon (qui n'ont ni la même alimentation ni le même rythme de vie) est absolument impossible et à proscrire!
3.L'alimentation du chinchilla
Le chinchilla nécessite une alimentation très stricte et exclusivement sèche. 70 pour 100 des décès précoces sont dus chez le chinchilla à des erreurs alimentaires.
Cette alimentation se compose essentiellement:
-de foin de première coupe et à grosses tiges (base de l'alimentation du chinchilla)
-de pellets complets (Chikko, Mazuri, Oxbow, Terroin, Versele Laga Complete pour les marques conseillées); jamais de mélange (Versele Laga Nature,...), ce qui revient à nourrir son chinchilla exclusivement de friandises et entraînera à terme de lourds problèmes de santé affectant sa longévité
-d'une eau faiblement minéralisée et dont le ph est inférieur à 7 (eau de Mont Roucous, par exemple)
A cela, on peut ajouter quelques friandises saines et naturelles distribuées avec parcimonie (une à deux/trois par semaine, jamais plus d'une par jour): baie d'églantier, racine de pissenlit, solinette (mélange lin/soja), fleurs (de cactus, de souci, d'hibiscus, bouton de rose), feuilles (d'ortie, de noisetier, de fraisier, framboisier, cassis, mûrier, de pissenlit).
A proscrire: les fruits secs (l'amande est toxique!), l'arachide, les graines de tournesol, les barres de friandise qu'on trouve en animalerie, les légumes et fruits frais (sauf tout petit bout de pomme en cas de constipation), le pain dur/la biscotte (sauf cas de diarrhée).
Le raisin sec est très sucré=1 par mois grand maximum!
Tout changement alimentaire (changement de marques de pellets) doit se faire progressivement, par une transition sur quatre semaines avec administration de Rongeur Digest, sous peine de provoquer de gros problèmes digestifs.
4. Les maladies du chinchilla
Comme l'octodon, les principales pathologies dont peuvent souffrir les chinchillas sont les malocclusions (fonctionnelles ou héréditaires), les problèmes digestifs, les mycoses.
Le fur chewing ou "mâchage de fourrure" lui est plus spécifique: il s'agit d'un problème comportemental lié au stress et qui peut être héréditaire.
Le chinchilla est également très sensible à la chaleur: au-delà de 25-26 degrés, la température est trop élevée pour lui et il risque un coup de chaleur. Il y a de nombreuses astuces pour le rafraîchir par temps chaud: mettre sa terre à bain au réfrigérateur, placer une bouteille d'eau congelée enroulée dans une serviette dans sa cage/des objets en terre cuite, en céramique ou encore une plaque de carrelage. La climatisation est pratique, en prenant garde aux écarts de température et à ce que l'air ne soit pas dirigé sur le chinchilla, qui risquerait une pneumonie.
En cas de coup de chaleur, le chinchilla est apathique, couché sur le côté, ses oreilles deviennent rouges: il faut l'envelopper dans un linge humide avec un glaçon sur la nuque, le faire boire et foncer chez le vétérinaire!
5.La reproduction du chinchilla
La reproduction du chinchilla est très complexe et nécessite des connaissances, notamment en génétique: elle n'est pas à prendre à la légère! Mettre un mâle et une femelle ensemble en "laissant faire la nature" sans se soucier des origines de ses chinchillas, des problèmes héréditaires pouvant affecter leur lignée, de leurs mutations et des éventuels facteurs létaux, sans séparer le couple une partie de l'année pour laisser la femelle se reposer, revient à s'exposer à faire naître des petits malformés, porteurs de tares et maladies héréditaires telles que la malocclusion, à carencer gravement et épuiser lentement sa femelle. Malheureusement, la reproduction est souvent prise à la légère et pratiquée par les particuliers sans les précautions qui s'imposent, ce qui entraîne, d'une part la disparition du standart du chinchilla et l'apparition de "ratons" et petits gabarits qui sont le fruit d'une absence de sélection sur le plan morphologique, d'autre part une fragilisation de l'espèce car des animaux atteints de problèmes héréditaires (fur chewing, malocclusion,...) qui devraient être écartés de la reproduction sont amenés à reproduire. On ne devrait faire reproduire que des animaux dont on connaît les origines et les problèmes de santé éventuels sur plusieurs générations (donc pas des animaux achetés dans une animalerie) et qui remplissent certains critères physiques (qualité de la fourrure, morphologie,...) pour ne pas dénaturer et affaiblir l'espèce (et se retrouver avec des chinchillas qui ont une espérance de vie de cinq ans au lieu de quinze ans).
Une femelle ne doit pas reproduire:
-avant neuf mois minimum, voire un an (ce qui exclut la possibilité d'une cohabitation avec un mâle entier tant qu'elle n'a pas atteint cet âge-là!)
-si elle ne fait pas un poids minimum de 550 grammes
-plus d'une fois par an (ce qui implique de retirer le mâle au moins dix jours avant la mise bas, sinon la femelle risque d' enchaîner sur une seconde gestation, ce qui mettrait en danger sa santé; pour ne pas épuiser la femelle, un couple de chinchillas fertiles doit être séparé la moitié de l'année)
On ne doit pas faire reproduire un couple de chinchillas white (blancs) ou velvets, mutations létales lorsqu'elles sont accouplées entre elles: deux white ou deux velvets ne peuvent donner naissance à des petits viables: les petits mourront in utero, entraînant également la mort de la mère par septicémie.
La gestation chez le chinchilla dure 111 jours; les petits sont sevrés alimentairement à deux mois mais ne peuvent être séparés de leur famille qu'à trois mois (sevrage affectif).
Le chinchilla domestique est un hybride des deux espèces sauvages ("brevicauda" et "lanigera"): élevé pour sa fourrure et, plus récemment, comme animal de compagnie, c'est un rongeur qui nécessite des soins bien particuliers pour une longévité optimale.
A la couleur sauvage (grise ou "standart") s'ajoutent des mutations diverses.
Rythme de vie : nocturne , actif à partir du crépuscule (vers 18 heures)
Durée de vie : 10-15 ans , avec des chinchillas qui atteignent une vingtaine d'années
Comportement : très vif et actif en sortie et durant son temps d'éveil, très curieux, assez craintif et facilement stressé (c'est une proie dans la nature), se déplace en effectuant des sauts, indépendant et pas vraiment câlin (certains apprécient les gratouilles, d'autres non), n'aiment pas les manipulations et rester dans les bras. Pour se défendre, ils pratiquent le "lâcher de poils" (touffe de poils qui nous reste dans la main si on les attrape mal), les femelles lancent des jets d'urine. Animal très intéressant à observer mais réservé aux adultes et adolescents.
1. L'habitat du chinchilla
Attention, le chinchilla ne peut vivre à l'extérieur sous nos climats. Sa cage doit impérativement être placée dans une pièce de la maison calme la journée pour respecter son repos diurne et pas trop chaude. Pas de volière extérieure!
Le chinchilla doit disposer d'un habitat avec de la hauteur: une volière est idéale (il faut au minimum un mètre de hauteur pour un chinchilla solitaire, les dimensions seront augmentées pour un couple ou un trio). La volière sera aménagée avec des planchettes (en pin non traité ou en plastique du commerce s'il ne les ronge pas (le plastique est toxique et peut provoquer une occlusion intestinale!); il faudra aussi une cabane en bois, du bois à ronger, un récipient avec de la terre à bain, une gamelle pour les pellets, un râtelier ou une boule à foin et un biberon.
On peut ajouter de gros tuyaux pour furets, ainsi qu'un hamac s'il n'est pas destructeur.
On peut introduire dans la volière les bois suivants (non toxiques): noisetier, pommier, poirier, tremble, aubépine, érable, orme, arbousier, frêne, peuplier.
Comme l'octodon, le chinchilla doit pouvoir bénéficier d'un bain de sable quotidien.
Il doit également pouvoir sortir de sa cage tous les soirs, au moins une heure, sous haute surveillance (attention aux multiples dangers qui guettent votre chinchilla dehors et aux nombreuses bêtises qu'il peut faire: le chinchilla a tendance à ronger tout ce qui est à sa portée: meubles,..., et sa curiosité peut le mettre en danger!)
2.La cohabitation du chinchilla
1 ou 2 chinchillas? : On peut très bien n'avoir qu'un seul chinchilla à condition de passer suffisamment de temps avec lui. Certains chinchillas n'acceptent aucun congénère qu'on tente d'introduire avec eux. Le chinchilla est cependant un animal grégaire dans la nature, qui peut tirer profit de la présence d'un congénère: il est alors conseillé de prendre directement deux chinchillas (de même sexe!) issus de la même portée si on en a la possibilité (ou du moins deux jeunes animaux de même provenance et déjà habitués l'un à l'autre), ce qui évite les aléas d'une intégration hasardeuse. Pour apporter de la compagnie à un chinchilla qui a toujours vécu en solitaire, il vaut mieux prendre un animal jeune, qui sera mieux accepté.
L'intégration d'un second chinchilla est semblable à celle d'un octodon dans un groupe de son espèce: échange d'accessoires voire de cages, rencontres en terrain neutre,...
Il se peut que les deux animaux ne s'entendent jamais et doivent vivre séparés, comme il se peut que deux chinchillas qui cohabitaient ensemble ne puissent plus s'entendre du jour au lendemain.
Rien n'est jamais acquis en matière de cohabitation!
Un couple ou deux animaux de même sexe? Laisser un mâle entier avec une femelle toute l'année revient à épuiser la femelle sous les portées successives et à mettre sa vie en danger. Mettre en présence des chinchillas de sexes opposés ne garantie absolument pas leur bonne entente: deux femelles ou deux mâles n'ont pas moins de chances de s'entendre.
Cependant, si vous optez pour un animal de sexe opposé pour tenir compagnie à votre premier chinchilla, il vous faudra passer par la castration du mâle (opération qui n'est pas sans risques).
La cohabitation d'un mâle entier et d'une femelle exige la séparation du couple la moitié de l'année pour ne pas épuiser la femelle (sans garantie que le mâle sera à nouveau accepté quand on tentera de l'introduire à nouveau): ce n'est donc vraiment pas une bonne solution pour apporter de la compagnie à un chinchilla!
Le chinchilla avec un autre rongeur?
La cohabitation du chinchilla avec une autre espèce de rongeur dans la même cage est totalement exclue. En dépit des points communs, la cohabitation chinchilla/octodon (qui n'ont ni la même alimentation ni le même rythme de vie) est absolument impossible et à proscrire!
3.L'alimentation du chinchilla
Le chinchilla nécessite une alimentation très stricte et exclusivement sèche. 70 pour 100 des décès précoces sont dus chez le chinchilla à des erreurs alimentaires.
Cette alimentation se compose essentiellement:
-de foin de première coupe et à grosses tiges (base de l'alimentation du chinchilla)
-de pellets complets (Chikko, Mazuri, Oxbow, Terroin, Versele Laga Complete pour les marques conseillées); jamais de mélange (Versele Laga Nature,...), ce qui revient à nourrir son chinchilla exclusivement de friandises et entraînera à terme de lourds problèmes de santé affectant sa longévité
-d'une eau faiblement minéralisée et dont le ph est inférieur à 7 (eau de Mont Roucous, par exemple)
A cela, on peut ajouter quelques friandises saines et naturelles distribuées avec parcimonie (une à deux/trois par semaine, jamais plus d'une par jour): baie d'églantier, racine de pissenlit, solinette (mélange lin/soja), fleurs (de cactus, de souci, d'hibiscus, bouton de rose), feuilles (d'ortie, de noisetier, de fraisier, framboisier, cassis, mûrier, de pissenlit).
A proscrire: les fruits secs (l'amande est toxique!), l'arachide, les graines de tournesol, les barres de friandise qu'on trouve en animalerie, les légumes et fruits frais (sauf tout petit bout de pomme en cas de constipation), le pain dur/la biscotte (sauf cas de diarrhée).
Le raisin sec est très sucré=1 par mois grand maximum!
Tout changement alimentaire (changement de marques de pellets) doit se faire progressivement, par une transition sur quatre semaines avec administration de Rongeur Digest, sous peine de provoquer de gros problèmes digestifs.
4. Les maladies du chinchilla
Comme l'octodon, les principales pathologies dont peuvent souffrir les chinchillas sont les malocclusions (fonctionnelles ou héréditaires), les problèmes digestifs, les mycoses.
Le fur chewing ou "mâchage de fourrure" lui est plus spécifique: il s'agit d'un problème comportemental lié au stress et qui peut être héréditaire.
Le chinchilla est également très sensible à la chaleur: au-delà de 25-26 degrés, la température est trop élevée pour lui et il risque un coup de chaleur. Il y a de nombreuses astuces pour le rafraîchir par temps chaud: mettre sa terre à bain au réfrigérateur, placer une bouteille d'eau congelée enroulée dans une serviette dans sa cage/des objets en terre cuite, en céramique ou encore une plaque de carrelage. La climatisation est pratique, en prenant garde aux écarts de température et à ce que l'air ne soit pas dirigé sur le chinchilla, qui risquerait une pneumonie.
En cas de coup de chaleur, le chinchilla est apathique, couché sur le côté, ses oreilles deviennent rouges: il faut l'envelopper dans un linge humide avec un glaçon sur la nuque, le faire boire et foncer chez le vétérinaire!
5.La reproduction du chinchilla
La reproduction du chinchilla est très complexe et nécessite des connaissances, notamment en génétique: elle n'est pas à prendre à la légère! Mettre un mâle et une femelle ensemble en "laissant faire la nature" sans se soucier des origines de ses chinchillas, des problèmes héréditaires pouvant affecter leur lignée, de leurs mutations et des éventuels facteurs létaux, sans séparer le couple une partie de l'année pour laisser la femelle se reposer, revient à s'exposer à faire naître des petits malformés, porteurs de tares et maladies héréditaires telles que la malocclusion, à carencer gravement et épuiser lentement sa femelle. Malheureusement, la reproduction est souvent prise à la légère et pratiquée par les particuliers sans les précautions qui s'imposent, ce qui entraîne, d'une part la disparition du standart du chinchilla et l'apparition de "ratons" et petits gabarits qui sont le fruit d'une absence de sélection sur le plan morphologique, d'autre part une fragilisation de l'espèce car des animaux atteints de problèmes héréditaires (fur chewing, malocclusion,...) qui devraient être écartés de la reproduction sont amenés à reproduire. On ne devrait faire reproduire que des animaux dont on connaît les origines et les problèmes de santé éventuels sur plusieurs générations (donc pas des animaux achetés dans une animalerie) et qui remplissent certains critères physiques (qualité de la fourrure, morphologie,...) pour ne pas dénaturer et affaiblir l'espèce (et se retrouver avec des chinchillas qui ont une espérance de vie de cinq ans au lieu de quinze ans).
Une femelle ne doit pas reproduire:
-avant neuf mois minimum, voire un an (ce qui exclut la possibilité d'une cohabitation avec un mâle entier tant qu'elle n'a pas atteint cet âge-là!)
-si elle ne fait pas un poids minimum de 550 grammes
-plus d'une fois par an (ce qui implique de retirer le mâle au moins dix jours avant la mise bas, sinon la femelle risque d' enchaîner sur une seconde gestation, ce qui mettrait en danger sa santé; pour ne pas épuiser la femelle, un couple de chinchillas fertiles doit être séparé la moitié de l'année)
On ne doit pas faire reproduire un couple de chinchillas white (blancs) ou velvets, mutations létales lorsqu'elles sont accouplées entre elles: deux white ou deux velvets ne peuvent donner naissance à des petits viables: les petits mourront in utero, entraînant également la mort de la mère par septicémie.
La gestation chez le chinchilla dure 111 jours; les petits sont sevrés alimentairement à deux mois mais ne peuvent être séparés de leur famille qu'à trois mois (sevrage affectif).

Elodia- Modératrice - L'érudite!
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Date d'inscription: 20/02/2011
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Localisation: Nice
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